Le sans-abrisme à Cologne : histoires, destins et appel à l'action !

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Le 10 juin 2025 à Zündorf, Bettina M. fera la lumière sur le contexte du sans-abrisme et appellera à repenser la société.

Bettina M. beleuchtet am 10.06.2025 in Zündorf die Hintergründe von Obdachlosigkeit und fordert gesellschaftliches Umdenken.
Le 10 juin 2025 à Zündorf, Bettina M. fera la lumière sur le contexte du sans-abrisme et appellera à repenser la société.

Le sans-abrisme à Cologne : histoires, destins et appel à l'action !

Le tableau des sans-abri à Cologne est non seulement triste, mais soulève également de nombreuses questions. La journaliste-lecteur Bettina M. a fait un tour à vélo de Widdersdorf à Zündorf, en traversant des points marquants tels que la Domplatte et le pont Hohenzollern. Sur son chemin, elle a rencontré de nombreux sans-abri, notamment des jeunes et des personnes âgées, ainsi que des malades. «Cela me fait réfléchir», c'est ainsi qu'elle décrit ses sentiments. Elle donne souvent un euro ou demande du café et de la nourriture, ce qui lui donne l'occasion d'entamer une conversation et ainsi d'avoir un petit aperçu du sort de ces personnes. Chaque sans-abri a une histoire, souligne-t-elle. Et cela devrait nous faire tous réfléchir - car personne n'est à l'abri d'une telle situation, comme le rapporte express.de.

En Allemagne, les chiffres sont alarmants. En 2022, plus de 600 000 personnes étaient sans abri, dont environ 50 000 vivaient dans la rue – une tendance qui devient de plus en plus inquiétante. Les hommes célibataires, les parents célibataires et les familles avec enfants nombreux sont particulièrement touchés. Les raisons de cette situation effrayante sont variées, mais l’une des causes communes est la hausse des prix des loyers et le manque de logements disponibles. BessereWelt.info affirme que plus de 550 000 appartements sont vides en Allemagne. Ces postes vacants sont souvent utilisés à des fins de spéculation alors que les gens doivent vivre dans la rue.

La pauvreté cachée

Ce qui est étonnant, c’est que tous les sans-abri ne vivent pas dans la rue. De nombreuses personnes vivent dans des logements collectifs ou vivent temporairement chez des amis ou des proches – une forme souvent qualifiée de « sans-abrisme caché ». Début 2024, environ 532 000 personnes étaient sans abri en Allemagne, dont environ 47 300 personnes sans abri. La principale cause de cette situation est souvent les arriérés de loyers, car dans des villes comme Cologne, les loyers continuent d’augmenter. Les ménages doivent consacrer un quart de leur revenu disponible au logement, et même près de la moitié pour les personnes menacées de pauvreté. Statista montre que le nombre de logements sociaux a considérablement diminué ces dernières années et que de nombreuses personnes doivent vivre dans des conditions difficiles.

Ces défis sociétaux conduisent à des niveaux élevés de violence contre les personnes sans abri. Depuis 1989, 626 décès ont été recensés et au moins 2 300 cas de blessures graves. Ce problème est encore exacerbé par les préjugés et la discrimination à l'égard des personnes sans abri. En outre, l’accès aux prestations sociales est souvent associé à des obstacles bureaucratiques, ce qui aggrave encore la situation pour beaucoup. Le gouvernement des feux tricolores a annoncé vouloir construire 100 000 logements sociaux chaque année ; mais en 2022, seuls 25 000 ont été mis en œuvre.

Une refonte est nécessaire

Comme le souligne Bettina M., une refonte de la société dans son ensemble est nécessaire pour s’attaquer aux causes du sans-abrisme et trouver des solutions. La proposition de convertir des bureaux vacants en logements pourrait être un moyen de remédier à la pénurie de logements. Dans le même temps, il faut davantage de services de soutien de proximité afin que les personnes reçoivent une aide à temps avant de se retrouver sans abri. Il nous est demandé à tous non seulement d’observer la situation, mais aussi d’agir activement et d’apporter notre aide.

En fin de compte, la prise de conscience demeure : derrière chaque sans-abri, il y a une histoire. Et peut-être que grâce à l’empathie et à la compréhension, nous pouvons jouer un petit rôle dans l’élimination des maux sociaux.