Expulsion à Cologne : plainte pénale déposée contre des employés de la ville !

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Cologne : plainte pénale contre les autorités de l'immigration pour non-respect des directives municipales en matière d'expulsions et de séparation des familles.

Köln: Strafanzeige gegen Ausländerbehörde wegen Nichteinhaltung städtischer Leitlinien bei Abschiebungen und Familientrennung.
Cologne : plainte pénale contre les autorités de l'immigration pour non-respect des directives municipales en matière d'expulsions et de séparation des familles.

Expulsion à Cologne : plainte pénale déposée contre des employés de la ville !

À Cologne, un cas actuel d'expulsion fait sensation et soulève des questions sur le respect des directives de la ville. Comme indiqué, les autorités de l'immigration de la ville de Cologne n'ont apparemment pas respecté ces directives, ce qui a conduit au dépôt d'une plainte pénale contre les employés de la ville. Les critiques émanent non seulement des personnes concernées, mais aussi de divers partis politiques, notamment de la mairie de Cologne, qui hésite à commenter les allégations, et des Verts, eux aussi, prudents. Reste à savoir quelles conséquences auront ces événements et s’il y aura une réflexion sur la manière dont les expulsions sont traitées dans la ville. [Rapport-K].

Mais que s’est-il passé exactement ? Un examen de la situation juridique et de la pratique des autorités chargées de l'immigration montre que les personnes dont la demande d'asile a été rejetée doivent quitter l'Allemagne dans un délai déterminé. Dans le cas contraire, ils pourraient être expulsés, comme cela s'est produit dans le cas de Rome Tito J, 23 ans. Le 21 mars 2024, il a été sauvé à la dernière minute de l'expulsion vers la Serbie par un tribunal administratif de Cologne. Le tribunal a estimé que la communauté familiale entre Tito J., sa compagne très enceinte et l'enfant d'un an n'était pas suffisamment appréciée. Cela contredit les droits à la protection de la famille conformément à l'article 6 de la Loi fondamentale et à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. [GGUA](https://www.ggua.de/aktuelles/einzelansicht/koelner-verwaltungsgericht-stoppt-familien Separatung-in-last-minute/) documente les événements entourant cette affaire et les problèmes qui y sont associés.

Une tentative ratée de normalité

Tito J. a été arrêté le jour de son expulsion malgré le litige en cours. Son partenaire s'est tourné vers Marianne Arndt de l'association Mosaik de Cologne, qui a rapidement contacté un avocat pour lui apporter son soutien. Cette fois, cependant, le tribunal a arrêté l'expulsion alors que Tito J. était déjà dans l'avion. La ville de Cologne, qui avait par le passé exprimé son engagement à prendre en compte les aspects liés à la protection de l'enfance lors de l'expulsion de personnes, a été confrontée malgré cette directive à des allégations inquiétantes.

Au total, plus de 20 000 personnes ont été expulsées d’Allemagne en 2024, selon les chiffres de l’Agence fédérale pour l’éducation civique. Les pratiques d’expulsion se sont massivement multipliées ces dernières années, ce qui est particulièrement préoccupant pour les mineurs. Rien qu’en 2024, 3 687 des personnes expulsées appartenaient à la tranche d’âge des mineurs. Malgré les obligations légales destinées à réglementer les séparations familiales lors de l'expulsion, la pratique reste rigoureuse dans de nombreux Länder comme la Rhénanie du Nord-Westphalie. L'adoption insuffisante de normes contraignantes laisse à désirer, ce que critique également le Conseil pour les réfugiés de Cologne.

Un regard vers le futur

Le gouvernement du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie est appelé non seulement à prendre cette question au sérieux, mais également à élaborer des réglementations sur le droit de séjour afin d'aider les familles concernées. Le Conseil des Réfugiés de Cologne prévoit des entretiens avec l'administration pour discuter des défis actuels et peut-être œuvrer en faveur d'une attitude pratique plus humaine. Il est absolument nécessaire de repenser la situation, comme le montreront les résultats du rapport sur les expulsions prévues en Rhénanie du Nord-Westphalie. Cette documentation complète est attendue pour le deuxième trimestre 2024 et pourrait donner un nouvel élan au débat politique dans la région.

Les événements entourant l'expulsion de Tito J. montrent clairement qu'il reste encore beaucoup à faire à Cologne et dans toute la Rhénanie du Nord-Westphalie pour protéger les droits des familles et des enfants lors des expulsions. L’attention du public portée à ces questions pourrait conduire à un changement dans la manière dont les expulsions sont traitées.