Meurtre du rockeur de Cologne : le tribunal examine la peine à perpétuité contre son client
Le 23 juin 2025, le meurtre d'Eren Y. préoccupe la Cour constitutionnelle fédérale. Hami S. est considéré comme le client.

Meurtre du rockeur de Cologne : le tribunal examine la peine à perpétuité contre son client
L'affaire du meurtre d'Eren Y. (35 ans), ancien rockeur des Hells Angels, est à nouveau portée devant la Cour constitutionnelle fédérale. Le tribunal examine actuellement le recours constitutionnel déposé par Hami S. (28 ans), considéré comme l'auteur du meurtre mais qui nie le crime. S. a été condamné à la réclusion à perpétuité après que le tribunal de Cologne a examiné en mai 2023 les preuves étayant de forts soupçons à son encontre. La Cour fédérale de justice a confirmé le verdict sans aucune erreur de droit, ce qui aggrave encore la situation de Hami S. On pourrait penser qu'il peut espérer enfin obtenir un acquittement. Kölner Stadt-Anzeiger rapporte que les tireurs présumés, Marco C. (28 ans) et Emre U. (32 ans), sont toujours en fuite.
Le crime a eu lieu devant une brasserie à Mülheim, où Eren Y. a été abattu lors d'une action qualifiée d'« exécution publique ». Le contexte reste flou, mais il y a des spéculations selon lesquelles des guerres intestines ou des dettes dans le milieu du rock pourraient jouer un rôle. Selon l'enquête, Eren Y. avait déjà rencontré les tireurs présumés dans un gymnase, ce qui pourrait avoir influencé le déroulement du crime.
Situation juridique et questions de procédure
La défense de Hami S. a déposé un recours constitutionnel car elle estime que la procédure n'a pas été équitable. La Cour constitutionnelle fédérale a désormais accepté la plainte, mais les perspectives de succès sont ouvertes. Selon des documents judiciaires, une demande de libération de prison a été rejetée car de forts soupçons concernant le crime persistent. Le juge a offert à Emre U. la possibilité de témoigner afin d'exonérer Hami S., mais il a refusé car son témoignage par liaison vidéo n'a pas été accepté par le tribunal.
La criminalité des rockers a augmenté en Allemagne depuis le début du millénaire, ce qui est documenté de manière impressionnante par le projet de recherche « Rocker Crime ». Cette étude, dirigée par Bettina Zietlow, s'est penchée sur l'augmentation de ces structures criminelles et montre que le conflit entre les Hells Angels et les Bandidos notamment entraîne une augmentation de la violence. [KFN](https://kfn.de/forschungsprojekte/rocker criminalitaet/) décrit que les luttes ouvertes pour le pouvoir et les conflits de territoire affectent le sentiment de sécurité de la population.
Contexte supérieur
La législation répond à cette augmentation par des mesures plus strictes réglementant l'utilisation de plaques d'immatriculation interdites en public afin de freiner les scènes de rock. Dans le cadre de ces efforts, plusieurs recours constitutionnels, comme ceux contre la deuxième loi modifiant la loi sur les associations, ont été rejetés. Le législateur poursuit des objectifs légitimes visant à garantir la sécurité et l'ordre, ce qui a été confirmé par l'arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale. La Cour constitutionnelle fédérale explique que l'ingérence dans les droits fondamentaux est justifiée dans ce contexte.
Le développement du phénomène de la criminalité rock et les mesures associées montrent à quel point l'État s'efforce de lutter contre la criminalité dans ces milieux. La lutte contre le crime organisé, y compris les gangs de rockers, est le signe que l'on fait preuve d'une bonne main dans le développement des approches de prévention nécessaires.